Nous avons simplement demandé aux 400 familles qui ont essuyé un refus d’autorisation dans notre association, de nous raconter en quelques lignes comment ils ont vécu cette décision de leur académie. Des témoignages bouleversants qui démontrent, à leur simple lecture, l’effarante dérive de la loi séparatisme contre l’école à la maison.

« Je me suis sentie énervée, déçue, incomprise, collée au portable, insomniaque, boule au ventre, en pleurs, seule… » Sonia
« Je suis révoltée et en colère pour mon fils de 3 ans, sachant que le premier a déjà eu 2 contrôles favorables. Notre vie de famille et professionnelle s’articule autour de l’IEF, c’est notre projet de vie ! » Julie
« Nous avons vécu le mois qui a suivi le refus de manière douloureuse. En effet, comme il s’agit d’un projet éducatif et pas seulement pédagogique, nous avons eu l’impression que l’Etat nous retirait le droit d’éduquer, et pas seulement d’instruire, notre fils de 3 ans, censé rejoindre ses soeurs déjà en IEF et ayant un accord de plein droit. Mon mari a rencontré avec d’autres parents le DASEN qui a déclaré ouvertement : « nous avons autorisé l’IEF pour les enfants nés en 2019 qui rejoignent leur fratrie. » Nous étions la preuve vivante que non, et cela témoignait de l’arbitraire de leurs décisions ou de leur revirement suite à l’avalanche de recours administratifs. » Clotilde
« Nous avons très mal vécu ce refus, sachant de plus que nous faisons l’instruction en famille avec notre fils aîné depuis 2 ans. Nous trouvons cela injuste et incompréhensible. De plus, ce régime d’autorisation génère énormément de stress pour les familles ! » Aurélie
« Notre fille était vraiment motivée et heureuse de faire l’IEF, elle aurait tant souhaité poursuivre ainsi (elle a même joint un courrier manuscrit au recours !). De plus, ses résultats scolaires avec les cours Pi étaient excellents et les remarques des professeurs étaient plus qu’encourageantes, elle en était très fière ! J’ai vécu ce refus comme une injustice et comme une discrimination des plus humiliantes, le fait qu’il faille avoir le bac (que je n’ai pas, mais que mon mari a), pour avoir le droit d’instruire son propre enfant, même avec des cours par correspondance. Ils ne tiennent pas compte du désir de l’enfant. Cela nous a donné l’impression d’être considérés comme des criminels dangereux pour l’État et la République, comme si le fait de scolariser son enfant dans un établissement scolaire était une sécurité pour eux ! Le bien-être de l’enfant, ils s’en fichent. Nous en sommes persuadés, ce n’est pas une loi contre le séparatisme, mais une loi déguisée contre la liberté d’instruire son enfant en famille, cela ne laisse aucun doute ! Pourquoi demander tant de documents, de justifications et arguments si c’est pour obtenir un refus ? Alors qu’une simple “déclaration” sur une seule feuille envoyée en mairie, à l’académie et au collège de l’enfant était suffisante avant cette loi discriminante ! » Catherine
« Quelle surprise que ce refus ! Ayant déjà 2 enfants en IEF pour qui les contrôles étaient favorables, j’avais pensé en envoyant un dossier sérieux ainsi que mon diplôme de professeur des écoles qu’il n’y aurait aucun souci pour cette nouvelle demande pour un autre de nos enfants ! Et quelle colère de lire dans les motifs du refus que la scolarisation de notre fils en petite section de maternelle répondrait à ses besoins alors qu’il rentrait en CP ! Quel manque de prise de connaissance de notre dossier ! Quel manque de professionnalisme ! » Véronique
« Refus pour motif 4 vécu comme une injustice, humiliant et discriminatoire ; ils ne tiennent pas compte du bien-être physique et psychologique de l’enfant, ni des capacités des familles à instruire l’enfant, bac minimum exigé même si cours par correspondance. Une honte pour un pays qui se dit libre et pays des droits de l’homme ! » Catherine
« Je trouve aberrant et injuste que nous ne soyons plus les décisionnaires du mode d’instruction de nos enfants. » Fabien
« C’est injuste. Liberticide encore une fois ! » Marie-Charlotte
« Après s’être donné beaucoup de mal pour présenter un dossier pédagogique complet, ce fut un réel choc pour ma femme et moi. Nous avons essayé de rester confiants pour le recours administratif préalable obligatoire, mais nous étions quand même touchés au plus profond de notre être. Que quelqu’un d’autre décide à notre place pour notre enfant est très violent. Nous ne pensions pas que ça pouvait exister dans ce pays où nous sommes nés et où nous avons grandi. » Garry
« Ayant 2 enfants déjà en IEF, je trouve ça stupide de nous le refuser pour notre 3eme enfant. J’ai l’impression qu’ils n’ont même pas lu notre demande. » Aurélien
« Ce refus a été très mal vécu pour nous, qui pensions vraiment que le dossier allait être accepté car ce sont des raisons de santé ! » Farah
« Ce refus est la preuve que la liberté n’existe plus, à moins de revenir au régime déclaratif. » Alicia
« Ce refus m’a dévasté. L’IEF était décidé depuis ma grossesse, c’était un vrai choix de vie de pouvoir accompagner ma fille dans ses apprentissages, de le faire à son rythme et de respecter ses besoins au maximum. Le seul fait de penser à la rentrée scolaire me fait pleurer. » Christelle
« Ce refus m’a donné l’impression qu’on m’arrache mon enfant pour lequel je n’ai plus aucun droit sur son éducation. »  Naima
« Comme une atteinte à ma liberté, une interdiction sur l’éducation que je veux donner à mes enfants. » Dina
« Comme une injustice, et une atteinte à mes choix de vie. » Raquel
« Dépitée de cette décision, collée au téléphone depuis mars pour me battre pour mes enfants. Boule au ventre (et vomissements pour moi et ma fille) car la rentrée approche… Pleurs toutes les nuits… » Sonia
« Difficile. Un mépris évident dans la réponse de l’académie. » Blandine
« En colère, révoltée, triste. C’est une injustice et je n’accepterai en aucun cas de mettre ma cadette à l’école en septembre, ses frères pratiquent l’IEF, comment pourrait-elle comprendre d’être séparée de sa famille à 3 ans alors qu’elle n’a jamais passé un instant loin de nous ? » Anna
« Entre le refus et l’acceptation, il s’est passé un mois. Un mois où le temps s’est arrêté… que de questions, de comment faire, de quoi faire… Comment s’organiser l’année prochaine, si le recours est refusé ? Inscrire l’enfant dans une école ? Laquelle ? Le prévenir de ce changement ? (Ce que nous n’avons pas fait, car à trois ans, son monde peut vite changer et devenir angoissant !)  Bref, un peu perdus, nous envoyons le recours avec la trame fournie par Liberté Education, en recommandé, mais nous écrivons mal l’adresse du rectorat… Le recommandé mettra 10 jours à nous revenir ! Encore un peu de stress ! Enfin, la réponse arrive, mais nous n’osons pas l’ouvrir… Une fois sous nos yeux, il nous faut la relire plusieurs fois : c’est bien accepté, on ne se trompe pas ? Et enfin c’est un grand soulagement ! Merci à Liberté Education de nous avoir soutenus et conseillés ! » Marie-Ange
« Frustrée, furieuse et psychologiquement fatiguée. Nous savons ce qui est bon pour le bien-être de notre enfant et au final, c’est l’Etat qui décide de ce qui est bon apparemment. Tous les projets des parents qui ont fait la demande sont sérieux, mais l’EN prend tous les projets à la rigolade en refusant sans même comprendre. Nous aurions perdu notre Liberté d’instruire ? » Majalai
« Injustice et inégalité : mes premiers enfants pouvaient continuer l’IEF mais pas la petite dernière ! » Mikael
« injustice totale, raisons méprisantes et inexactes qui montrent qu’ils ne sont pas donnés la peine d’étudier le dossier. » Aurélie
« Intolérable car on touche à nos droits fondamentaux, une injustice, une agression à mon intégrité et celle de mon enfant… » Emile
« J’ai l’impression de n’avoir même pas été considérée. On nous traite comme des malfaiteurs alors qu’on veut s’investir à 200 % pour le bien de nos enfants. » Alexiane
« J’ai vécu ce refus comme une atteinte à mon autorité parentale et comme n’ayant aucun droit de choisir ce qui me semble être le mieux pour mon enfant. Ce droit m’a été refusé alors que ceux qui prennent ces décisions ne connaissent absolument pas mon enfant ni ses besoins. Je ressens aussi de l’indignation, de la tristesse et de la colère devant une réponse qui me semble insultante dans son absence totale d’explication concernant le refus. “Votre enfant s’adaptera bien à l’école” mais comment le savent-ils ? Mon enfant n’a que 3 ans et j’aurais aimé qu’il puisse vivre quelques années plus sereinement, sans avoir l’impression de l’emmener au travail avec des horaires réglés comme sur du papier à musique. Plus de liberté, qu’il puisse prendre son temps, apprendre à son rythme, etc.. » Rébecca

« J’ai été scandalisée, d’autant que j’avais déjà assumé l’école à la maison pour ma fille aînée il y a deux ans, que j’avais été inspectée et que le rapport avait été excellent, soulignant même l’opportunité de notre décision d’alors. Notre enfant est HP (haut potentiel), comme sa sœur aînée. Il est en décalage complet avec les enfants de sa génération et l’indifférence et le rejet dont il fait l’objet de la part des autres enfants qui vivent mal cette différence le font beaucoup souffrir. » Rose-Marie
« J’ai ressenti une très grande injustice. » Agnès
« Je l’ai très mal vécu, je n’arrive pas encore à m’y faire. Mes 2 grandes sont en IEF depuis 4 ans, on souhaite faire le tour de France, il était donc impensable que notre dernière (née en 2019) soit scolarisée, je ne voyais aucun motif de refus possible et pourtant… refus ! » Nadia
« Je l’ai vécu comme une infantilisation. L’académie se permet de mettre en doute ce que je considère comme le mieux pour mon enfant. » Marie-Amélie
« Je m’y attendais malheureusement, la tournure des évènements rendait certaine une telle réaction de l’Education nationale au travers des académies. Nous l’avons vécu comme une décision prise suite à la promulgation d’une loi islamophobe et liberticide assumée qui au final prive tous les citoyens d’une liberté. Le fait de n’avoir plus aucune possibilité de discussion quant aux méthodes avec les académies, les fragilise en les rendant hermétiques à toute démarche qualitative dans l’enseignement. Le choix de l’éducation à la maison devient donc une évidence, son rejet aussi car pour l’académie cela représente une dangereuse critique de leur travail. En définitive et dans le sens de cette décision, notre académie n’accompagne pas les parents mais les contrôle, les menace et les sanctionne depuis déjà de nombreuses années ! » Benoît
« Je me sens très déçue. C’est une grande injustice. » Maura
« Je suis révoltée et nauséeuse ! J’ai l’impression d’avoir affaire à un Etat paternaliste totalitaire qui vient de me dire que MES enfants LUI appartienne et que c’est uniquement lui qui peut décider de l’avenir et de l’épanouissement de mes enfants … le cauchemar … je n’en reviens pas d’une telle privation de liberté et d’une telle volonté de vouloir obliger les enfants à s’instruire avec le même moule, comme le ferait une dictature… » Lucie
« Je trouve cela tellement injuste. Je cherche à faire au mieux pour mon fils et seulement une année. J’ai le sentiment que c’était la meilleure chose à faire pour lui et son avenir et on me refuse ce droit. Les conditions d’admission ont changé et cela m’insupporte de voir que cela pénalise autant de famille. Je pense remplir tous les critères de l’Education nationale, mais cela ne suffit pas. J’ai surtout le sentiment de mettre mon fils dans une certaine détresse et j’appréhende la rentrée car je vais devoir gérer quelque chose que je ne pensais pas gérer. J’ai l’impression qu’on ne fait plus confiance aux parents. » Céline
« Je trouve cela totalement injuste de refuser qu’un enfant de 3 ans puisse profiter d’une éducation alternative. Pour moi, chaque famille devrait avoir ce droit de faire l’école à la maison. Il aurait été préférable de multiplier les contrôles que de supprimer ce droit. » Yasin
« Lorsque nous avons reçu le refus, le 2 juillet, nous avons compris que notre dossier éducatif présentant notre projet n’avait pas été vraiment lu. Le motif invoqué se résume ainsi : « Votre fille n’était pas bien à l’école. Après 2 ans, elle va mieux. Elle peut retourner en établissement », ce qui revenait à la réinscrire là où elle a été si mal.  Nous avons vécu cela comme une injustice, un manque de respect profond pour notre enfant et pour la réflexion menée en famille pour trouver une solution adéquate pour elle, favorable à son épanouissement et à la préparation de son avenir. L’Éducation nationale est un système qui a ses limites pour certains enfants. Nous avons cherché et trouvé des solutions respectant la loi et l’intérêt supérieur de notre fille. Notre recours administratif reprenait précisément tous les points légaux non respectés dans le motif. Et les “nouveaux éléments” apportés (!) ont permis à la commission d’accepter l’IEF pour notre enfant. Nous sommes évidemment soulagés que notre fille puisse suivre des cours privés par correspondance, en plus de ce que nous ferons ensemble… » Solange
« Malgré les différents sons de cloche, je n’ai jamais cru que l’interdiction de pratiquer l’IEF toucherait aussi arbitrairement autant de monde. Lorsque j’ai reçu le recommandé me signalant du refus, j’ai été désemparée. C’était comme si on me retirait la légitimité d’instruire mes propres enfants. Mon rôle de parent se limitant alors à les nourrir et leur faire appliquer les règles. Alors que ce choix de pratiquer l’IEF a été fait en concertation avec eux et qu’ils souhaitent eux même vivre cette expérience. Notre démarche a inclus la rencontre avec leurs enseignants qui ont également approuvé notre choix en nous confortant sur la capacité de nos enfants à suivre un enseignement même en dehors de l’école. Je suis aujourd’hui à la fois très triste et en colère de voir à quel point on nous croit incapables. » Julie
« Je l’ai vécu comme un manque de liberté. » Véronique
« Notre fils de 8 ans fait un COVID long et des maux de tête intenses quotidiens. On pense qu’y est associée une phobie scolaire suite à du harcèlement très grave vécu en CP (!). C’est un enfant HPI (haut potentiel) très sensible. L’IEF semble la seule solution, vu son état. Il n’est déjà plus allé à l’école depuis février. C’est affreux le stress de ne pas savoir ce qui nous attend. De plus on a eu un accord pour son frère aîné qui a un handicap. » Lucie
« Nous avons été abattus, triste pour nos enfants et ensuite nous avons décidé de nous battre. Depuis que notre 4eme enfant travaille à la maison elle est épanouie, moins stressée. Nous voulons que notre dernière puisse vivre la même chose. » Sophie
« Nous avons vécu ce double refus injuste et incompréhensible car aucune justification et aucune aide ont été apportées sur la manière d’instruire ce dossier. Nous nous sommes sentis impuissants jusqu’à notre premier échange avec Liberté Education. » Christelle
« Nous avons vécu le refus comme une injustice. Nous avons joué le jeu et avons fourni beaucoup d’efforts pour produire un projet pédagogique pour une enfant de 3 ans ! Nous avons simplement envie de ne plus écouter ce que nous dicte le gouvernement et faire ce qui nous semble juste puisque de toute façon même en montrant patte blanche les demandes sont refusées. » Cécile
« Nous l’avons ressenti comme une entrave grave à nos libertés d’éducation et de libre circulation dans notre cas (l’interdiction d’Ief induisant pour nous la fin de notre projet d’itinérance) ». Aude
« Nous l’avons vécu comme une injustice pour notre fils de 3 ans comme si on voulait nous le retirer. » Marie
« Nous sommes outragés que la France refuse à une prof de maths bilingue au foyer de décider ce qui est mieux pour son enfant de 3 ans en le gardant auprès d’elle et de ses deux grands frères déjà en IEF. Il nous semble que notre dossier refusé n’a même pas été lu, et si c’est bien le cas c’est insupportable. Où sont la justice et la liberté dans ce pays ? » Mélanie

« Pour moi le refus a été justifié par le fait que je n’ai pas le BAC je trouve ça humiliant et injuste, depuis le début de ces démarches le stress engendrer nui à ma santé physique et mentale. » Charlotte
« Ce refus est pour nous une privation de liberté et une stigmatisation. » Ludovic
« Terrible déception, je ne comprends pas ce refus alors que les deux aines déjà en IEF et que les contrôles ont toujours été satisfaisants. » Elisabeth
« Refus très mal vécu, d’autant que les refus n’étaient absolument pas motivés et ont montré de façon criante que notre dossier n’avait pas été lu… Nous sommes dans l’arbitraire le plus complet ! » Anne et Jean-Baptiste

 

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